Il était une fois ... à Pérouges ...

Une histoire qui avait bien mal commencé et qui a connu un dénouement heureux à quelques jours des fêtes de Noël 2007.

Quatre chevaux de trait : Gamin, Gamine, Cocotte et Cathy devaient partir en Italie pour la boucherie le 15 octobre 2007, suite au décès d'Emile, leur propriétaire.

Cathy
Cathy

 
Gamine
Gamine
 
Gamin
Gamin
 
Cocotte
Cocotte

 

Mais c'était sans compter sur la ténacité de Maire Christine, une protectrice acharnée des animaux, qui a remué ciel et terre pour trouver une solution.

Une course contre la montre s'est alors engagée pour stopper la machine infernale ; il fallait trouver une solution …

La solution, c'est la ligue qui l'a trouvée et qui a tout mis en œuvre pour les sauver.

Merci donc à toute l'équipe pour son soutien et son efficacité.

Nos quatre protégés vont pouvoir couler à nouveau des jours heureux.

Edith,
Déléguée d'Honneur
et épouse de René,
Directeur de Zone 12
Décembre 2007

La suite vous est contée par Anne, Directeur Technique Nationale de la LFPC :

Dimanche 23 décembre, je suis allée chez Marie, la personne qui hébergeait gentiment Caty et sa fille Cocotte en attendant que l'on trouve une bonne famille pour les accueillir.

Celle-ci enfin trouvée, et de plus habitant à 60 km de là, il ne restait plus qu'à les y emmener. Nous nous sommes donc retrouvées leur nouvelle maman et moi à 10 h du matin chez Marie pour embarquer les deux dernières rescapées vers leur destination finale.

Pour Caty (la maman de 25 ans), pas de problème : le licol se passe tout seul et elle monte dans le van sans rien demander.
Arrive le tour de sa fille Cocotte (sale môme de 10 ans) et là ... mademoiselle refuse de se laisser approcher pour mettre le licol.

Comme elles étaient dans un pré de 6 ha, on balisait un peu ! Rien n'y fait : croùtons de pain qu'elle adore par ailleurs, granulés, mots doux et un peu moins doux à la fin car il faisait froid et que nous avions faim (vers 14 h c'est normal), bref l'attirail habituel sans effet.
Elle n'était pas méchante, ne bottait pas, mais quand elle voulait forcer le passage, avec son petit poids léger, personne ne résistait.

Alors nous sommes allés chercher du Vétranquil en granulés et je lui en ai mis une bonne mesure dans du floconné qu'elle affectionne tout particulièrement. La notice disait d'attendre deux heures, mais au bout d'une demi-heure, la trouvant moins vaillante (et ne voulant surtout pas qu'elle s'effondre car pour la porter il nous aurait fallu un treuil !), nous avons réussi à la bloquer avec des grandes longes dans un coin, quelques câlins enfin reçus avec plaisir par l'intéressée et voilà le licol passé.

Ensuite, en la poussant un peu à nous tous nous l'avons amenée devant le van où elle a rejoint sa mère sans protester. Ouf ! Une heure et demie plus tard elles étaient toutes les deux arrivées à bon port et un coup de téléphone nous rassurait sur le bon déroulement du voyage et l'arrivée dans leur nouveau "chez elles".

Je pensais l'affaire réglée ... C'était sans compter sans les facéties de notre vénérable mère : il y a trois jours, coup de fil affolé à 8 h du soir : Caty avait disparu de son pré au moment de la distribution de nourriture !

Les trois autres compagnons et sa fille étaient bien là et les clôtures intactes.
Rien dans l'abri ni dans les buissons, la rivière qui passe en bordure est longée jusqu'au bout du pré mais comme elle est barrée par une clôture en bout il est facile de constater qu'elle n'est pas passé par là.

Les gendarmes sont avertis ainsi que tous les voisins mais la nuit tombant, et malgré plusieurs autres rondes en voiture dans les alentours, toujours rien.
De plus elle ne répond ni à son nom ni au bruit du seau de granulés comme elle le fait d'habitude.

La peur du vol était présente mais pourquoi elle et pas tous les autres ?
C'est vrai qu'elle se laisse approcher facilement mais tout de même.

Enfin au matin, après de nouvelles recherches, Madame Caty est retrouvée au cœur d'un buisson, essayant d'en sortir mais n'osant pas car des branches lui barraient le passage.
Les branches ont été coupées et Caty a rejoint ses copines et sa fille qui s'en moquaient royalement d'ailleurs.

Depuis plus de nouvelles : ne dit-on pas de nouvelle, bonne nouvelle ?

J'espère cette fois avoir mis un point final à leur histoire, mais, sait-on jamais ...

Aujourd'hui :

Gamine

 

 

 

Gamine, 6 ans, est partie dans le midi, près de Draguignan. Elle fait le bonheur d'enfants car sa propriétaire l'a mise dans le club où elle a ses chevaux et où elle monte.
Gamine vit au pré avec des copines et s'initie à l'attelage et à la selle.

 

 

 

 

 

Cocotte

 

Caty, 25 ans et Cocotte, 10 ans (soeur de Gamine et fille de Caty), sont maintenant dans l'Yonne à côté d'Auxerre, avec d'autres copains et la jeune va être elle également initiée à l'attelage et à la selle avant peut-être de faire un bébé.

 

 

 

 

 

Enfin Gamin, 20 ans et père des deux filles, est arrivé dans l'Indre, dans une ferme avec chambres d'hôtes.

 

 

 


Il est devenu très rapidement la mascotte de l'établissement et des hôtes de sa nouvelle famille et, tout comme "son épouse" vit comme un retraité de privilégié.

 

Anne Riboulet,
Directeur Technique National
Décembre 2007

Et pour couronner le conte de fée, Cocotte nous présente sa petite fille Vanille, née le 19 juin 2009, le papa étant l'étalon pur sang arabe d'Edith.

VanilleVanille et Cocotte